Des différences d’accès selon l’implantation géographique et la proximité des services
L’un des écarts les plus notables entre habitants de Haute-Savoie provient de la proximité avec les “points ressources” : MDPH, CCAS, missions locales, associations spécialisées (URAPEDA, ANPEDA, etc.), antennes de la CAF, établissements scolaires adaptés. Les familles isolées en zone rurale témoignent souvent d’une plus grande difficulté à s’informer, à se déplacer pour les démarches ou à monter des dossiers – en particulier lorsque l’accès numérique est limité ou en cas de fracture internet/matériel.
- Annecy, Annemasse, Thonon : une offre étoffée
- Antennes de la MDPH et services sociaux diversifiés, souvent des agents formés à la surdité.
- Partenariats locaux avec les professionnels de santé, les associations, les écoles spécialisées.
- Aravis, Chablais, Maurienne, zones de montagne :
- Difficulté à accéder physiquement aux guichets.
- Moins de d’interprètes ou de médiateurs pour expliquer les dispositifs.
Même si un habitant de Sixt-Fer-à-Cheval ou de Saint-Jorioz a droit, sur le papier, à l’identique AAH ou PCH qu’un Annécien, la capacité à constituer un dossier complet, obtenir un rendez-vous ou être orienté varie nettement. Selon la dernière enquête de la CNSA (CNSA, 2023), 42% des demandeurs de prestations handicap en milieu extra-urbain en Auvergne-Rhône-Alpes disent s’être sentis “mal ou peu accompagnés” dans leur parcours administratif contre 23% en milieu urbain.