Que finance précisément la PCH en matière d’aide humaine à la communication ?
La PCH a longtemps été assimilée à l’aide apportée par une auxiliaire de vie pour des gestes quotidiens. Mais elle va bien au-delà : le volet aide humaine peut prendre en charge le recours à du personnel spécialisé pour la communication, dans le but précis de permettre à la personne sourde ou malentendante de participer pleinement à la vie sociale, scolaire, professionnelle ou administrative.
Personnes et professionnels concernés
- Interprètes en LSF (Langue des Signes Française)
- Codeurs LPC (Langage Parlé Complété)
- Interfaces de communication pour jeunes enfants ou situations familiales complexes
- Souvent également, intervenants pour l’aide à la prise de notes lors de cours, animateurs d’accompagnement à l’autonomie sociale, etc.
Bonne nouvelle : la MDPH peut accorder la PCH pour couvrir ce type d’aide spécifique, à condition que le besoin soit évalué et jugé indispensable à l’autonomie de la personne concernée. Par exemple, pour un enfant scolarisé, un jeune adulte poursuivant des études, une personne en emploi ou en recherche d’un accompagnement lors de démarches administratives.
Situations prises en compte
- Temps scolaire : accompagnement en classe, participation aux sorties scolaires, réunions parents-professeurs.
- Vie professionnelle : accès aux réunions, entretiens, formation continue…
- Démarches administratives et médicales : rendez-vous à la sécurité sociale, chez le médecin, à la banque, etc.
- Vie sociale et culturelle : accès à des activités de loisirs, sport, spectacles, etc.
Des exemples locaux : En Haute-Savoie, les associations gestionnaires de services d’interprétariat ou de codeurs LPC sont régulièrement sollicitées pour des séances en mairie, pour accéder à des institutions publiques, ou lors du suivi psychologique, parfois même en Hôpital de Jour (Source : Surdi Rhône-Alpes).