Préparer un dossier solide : étapes incontournables
Soigner le certificat médical spécifique à la surdité
Le certificat médical représente la pierre angulaire du dossier. Il doit être récent (de moins de 6 mois), précis et rédigé par un professionnel connaissant bien la surdité (médecin ORL, éventuellement accompagné d’un bilan d’orthophoniste ou d’audioprothésiste).
- Indiquer le type de surdité (neurosensorielle, mixte, de transmission…)
- Joindre audiogramme(s) récent(s) et explicite(s) : les courbes, le seuil tonal, et la gêne réelle, pas seulement la mesure brute
- Décrire l’ancienneté, l’évolution et les traitements éventuels (appareillage, implant, rééducation…)
- Faire apparaître les incidences sur la communication, la fatigue, la compréhension, la vie sociale
L’expérience montre que l’absence d’audiogramme ou de mention claire sur les limites réelles du handicap auditif explique une part importante des refus, car le dossier est alors jugé "non argumenté".
Rédiger la "Partie Vie Quotidienne" : illustrations concrètes et personnalisées
Le formulaire MDPH (Cerfa n° 15692*01) comporte une partie dédiée à la description de la vie quotidienne, à ne pas sous-estimer. Elle permet aux familles de donner à voir les difficultés réelles, que les chiffres seuls ne traduisent pas.
- Décrire des situations précises (à l’école, au travail, dans la rue, en famille)
- Exprimer, si possible, la parole de la personne concernée (ses difficultés, ses émotions, ses besoins)
- Mettre en avant les aménagements déjà tentés, leurs limites, et ce qui reste non résolu
Par exemple, pour un enfant : difficultés de concentration en classe du fait de la fatigue d’écoute, anxiété lors de réunions scolaires, impossibilité d’accéder à certaines activités collectives. Pour un adulte : nécessité d’un interprète ou de la LfPC (Langue française Parlée Complétée), inadaptation du poste de travail non pourvu en systèmes d’alerte visuelle…