Erreur n°1 : Minimiser ou dramatiser la surdité
L’équilibre est subtil : ni minimiser l’impact de la surdité, ni tomber dans l’alarmisme. Certains discours, pourtant courants, peuvent être déstabilisants :
- Laisser entendre que « ce n’est rien » ou que « les appareils règlent tout », c’est occulter les réalités, les besoins d'accompagnement éducatif, linguistique, et social.
- À l’inverse, employer des mots anxiogènes ou des phrases définitives : « votre enfant n’entendra jamais », ou « c’est un grand handicap » peut générer une angoisse durable.
Il est recommandé de s’appuyer sur des faits concrets, ajustés à la situation de la personne, et sur les ressources locales (SESSAD, associations, enseignants spécialisés, consultations avec des orthophonistes), en insistant sur les adaptations possibles et les parcours réussis. L’annonce doit ouvrir un chemin, pas figer des possibles.