Signes d’évolution : inclusion et pouvoir d’agir
Qu’il soit question de vie scolaire, professionnelle ou de loisirs, les témoignages convergent vers l’idée que la surdité impose des efforts spécifiques, mais ne condamne pas à l’exclusion. Il existe aujourd’hui :
- Un mouvement de reconnaissance de la culture sourde et des modes de communication visuo-gestuels (débuts d’initiation à la LSF dans des MJC, écoles bilingues en région Auvergne-Rhône-Alpes, etc.).
- Une dynamique associative locale très forte, visible dans le foisonnement d’événements ou de groupes en Haute-Savoie.
- Des outils technologiques de plus en plus abordables (aides auditives connectées, attribution de matériel adapté par la MDPH, applications mobiles « voix-texte », etc.).
À cet égard, l’accès à une vie sociale riche reste possible, à condition de lever les freins matériels et relationnels, d’informer, de rassembler et d’éveiller une attention partagée au sein de la société. Toute inclusion vraie part des choix et du mode de communication de la personne sourde elle-même — respectés, soutenus et valorisés par l’environnement.