Ressentir, préparer, et choisir le bon moment pour annoncer une surdité
Décrypter les premiers signes : une étape souvent négligée
La majorité des adultes atteints de surdité n’en ont pas immédiatement conscience. Ils peuvent multiplier les demandes de répétition, monter le son, éviter les discussions de groupe, ou présenter des signes de fatigue ou d’irritabilité. Le proche, souvent celui qui partage le quotidien, perçoit avant la personne concernée les premiers symptômes.
Préparer l’annonce, c’est d’abord valider ses propres ressentis. Pourquoi souhaite-t-on en parler ? Par inquiétude pour la santé ou le bien-être ? Parce qu’il devient difficile de partager des moments de complicité ? L’annonce n’est jamais neutre, elle vient souvent avec son lot d’inquiétudes mutuelles.
Choisir un contexte propice
- Privilégier un lieu calme, rassurant, propice à l’écoute et à la confidence
- Éviter les moments de stress ou de fatigue intense
- S’accorder du temps, pour que la discussion puisse se poursuivre si nécessaire
Certains témoignages montrent que l’annonce est parfois plus facile chez un professionnel (médecin traitant, audioprothésiste, assistant-e social-e) ou lors d’un rendez-vous de santé, qui sert « d’allié extérieur ». D’autres préfèrent une discussion intime, à deux, voire en présence d’un tiers neutre, selon l’histoire du lien.