Une surdité différente selon les étapes de vie
Défis et accompagnement chez les enfants et les parents
Pour un enfant, la surdité impacte très tôt le développement du langage oral, les apprentissages scolaires mais aussi la vie sociale. Les familles doivent cheminer dans un parcours parfois long : dépistage, diagnostic, choix des modes de communication (LSF, LPC, langue orale), adaptation de la scolarité, aide matérielle... Un dépistage systématique a été rendu obligatoire en 2012 à la naissance, ce qui a fortement raccourci le délai de diagnostic (Ministère de la Santé).
L’accompagnement passe par :
- L’intervention d’orthophonistes, d’audioprothésistes, d’enseignants spécialisés.
- Le recours à des dispositifs d’aide financière (PCH, AEEH...), d’auxiliaires de vie scolaire ou d’assistants de communication.
- Le soutien des associations locales (sur Annecy : Surdi 74, UNASS, AILES, entre autres).
Surdité à l’adolescence et à l’âge adulte : entre adaptation et inclusion
Chez le jeune adulte, entendre moins bien bouleverse l’accès au monde professionnel, à la vie sociale, amoureuse, à la parentalité. Ce passage peut s’accompagner d’incompréhension, de discriminations mais aussi de nouvelles solidarités.
Des solutions existent :
- L’emploi accompagné, notamment auprès de Cap Emploi et des Missions Locales.
- Des aides techniques (amplificateurs, applications de transcription, vibrations, flashs...)
- Des aménagements pour les études supérieure : preneur de notes, transcription simultanée, adaptation de l’examen via les MDPH.
- Des rassemblements de jeunes (JEduSurdité, réseaux de jeunes sourds ou malentendants).
Les seniors : les premiers concernés… et les moins bien repérés !
Avec l’âge, l’oreille interne vieillit naturellement : c’est la presbyacousie, qui affecte près de 65% des plus de 65 ans en France (source : JNA). Or, seul 1 senior sur 3 ayant une gêne auditive porte réellement un appareil. La surdité chez les personnes âgées reste parfois mal diagnostiquée et se confond avec d’autres troubles comme la mémoire ou la baisse de concentration.
La perte auditive étant progressive, beaucoup d’aînés tardent à consulter, ce qui aggrave l’isolement social, la dépression ou les risques de chute. D’où l’importance d’un repérage précoce et de campagnes d’information.